Wells, Paul2019-09-252019-09-252014-04-0420111777-5698http://hdl.handle.net/20.500.12424/204104Abraham Kuyper a donné un avertissement à ceux qui abordent ce sujet : « Bien que Calvin ait été le plus rigoureux des réformateurs, cependant pas un d’entre eux n’a présenté, comme il l’a fait, cet unio mystica, cette union spirituelle avec Christ, si inlassablement, si tendrement et avec un tel feu saint[2]. » Aucune description de la pensée de Calvin ne surpassera le brio du maestro ! A la complexité des éléments constitutifs de l’œuvre de Calvin et, particulièrement, la façon dont ce sujet est relié à la cène, s’ajoutent deux autres difficultés connexes en lien avec le débat théologique actuel. D’un côté, les discussions au sujet de la structure de l’Institution chrétienne, suivant les propositions de l’historien Richard Muller[3], ont eu tendance à faire de l’union avec Christ un thème central de toute la théologie du réformateur. D’un autre côté, par voie de conséquence, l’union est considérée comme la force irrésistible qui est derrière la double grâce de la justification et de la sanctification, et derrière les aspects objectifs et subjectifs de la foi, soulevant de nouvelles questions sur le caractère juridique de la justification dans la pensée du réformateur[4]. Un danger consisterait à se limiter, pour alimenter le débat, à dialoguer avec ce que d’autres disent dans des publications récentes. Calvin devient prétexte à des joutes académiques. Nous essaierons d’éviter cet écueil en examinant, après quelques remarques d’introduction, trois textes bibliques spécifiquesfreCreative Commons Copyright (CC 2.5)bibleREFORMATIONchristian ethicsReligious ethicsMethods of ethicsGeneral and historicalTheological ethicsGlobal Church History and World ChristianityReformationBiblical TheologyNew TestamentL’UNION AVEC CHRISTArticle