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[Global Corruption Report 2005] La corruption dans la pratique
Darroch, Fiona
Darroch, Fiona
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"Alors que les procès se poursuivent, il a été suffisamment établi que le projet hydroélectrique des Hauts Plateaux du Lesotho, connu sous le nom de Lesotho Highlands Water Project (LHWP), constitue l’un des plus grands cas de corruption internationale de tous les temps. Dans un petit pays très pauvre, de nombreuses entreprises de construction internationales ont été traînées devant la justice et résolument condamnées. Ce cas établit plusieurs précédents importants. D’abord dans le fait que des affaires de cette nature soient poursuivies en justice et en termes de réaction des institutions financières internationales (telle que la Banque mondiale), mais aussi par le message plus général véhiculé : les sociétés qui ont recours à la corruption pour gagner des marchés internationaux courent le risque d’une sanction et d’une inscription sur liste noire, quel que soit le lieu où elles commettent ce crime. En 1986, les Gouvernements du Lesotho et d’Afrique du Sud ont signé un traité qui a finalement abouti au LHWP. Ce projet d’infrastructure de 8 milliards de dollars américains, qui consiste en cinq barrages principaux, 200 km de galeries et une puissante centrale hydroélectrique dont la construction devait s’achever en 2020, devait servir à contrôler et à exploiter le débit du fleuve Senqu (connu sous le nom de fleuve Orange en Afrique du Sud). Par la même occasion, le projet devait approvisionner en eau la province de Gauteng en Afrique du Sud et fournir de l’électricité et une source de revenu à la population du Lesotho. Le gouvernement civil qui a succédé au régime militaire du Lesotho en 1993 a commandé un audit des deux organismes de contrôle du projet, la Lesotho Highlands Development Authority (LHDA), un établissement public semi-autonome, et la Trans- Caledon Tunnel Authority (TCTA), l’agence d’exécution de la composante relativement modeste du projet située en Afrique du Sud. L’audit a mis au jour des irrégularités administratives importantes au sein de la LHDA, au point de déclencher une enquête sur le comportement de son Directeur général, Masupha Ephraim Sole. En 1996, Sole était licencié de la LHDA, une décision qui a été maintenue malgré les appels successifs."(pg 38)
Note(s)
Topic
Type
Book chapter
Date
2005
Identifier
ISBN
0745323979
DOI
Copyright/License
With permission of the license/copyright holder