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Technologies de l information et de la communication et enseignement supérieur: Contraintes, défis et opportunités
Ndiaye, Abdourahmane
Ndiaye, Abdourahmane
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"Depuis la dévaluation de 1994, le Sénégal est entré dans une phase active d ajustement de son système d éducation en général et d enseignement supérieur en particulier au travers du Programme d amélioration de l enseignement supérieur (PAES). En introduisant une réduction des budgets du secteur, l ajustement structurel du système éducatif induit ainsi un arbitrage budgétaire entre secteurs concurrents. Dans ce schéma, l élémentaire et le supérieur sont mis dos à dos. En effet, si les dépenses publiques de fonctionnement dans l enseignement supérieur représentent, pour la période 1992-96, 30,2 % en moyenne des ressources publiques totales allouées au système public d éducation, celles de l élémentaire sont de 35,4 % 1. Cette part considérable de l enseignement supérieur au sein des dépenses courantes d éducation exprime bien la relation de concurrence directe que cet ordre d enseignement entretient avec les autres dans la répartition des ressources publiques affectées à l éducation. Cependant, il convient de souligner qu en valeur réelle, les dépenses d éducation diminuent de 13,7 % entre 1992 et 1996, ce qui correspond à une baisse de 2,7 % chaque année en moyenne. On constate la même baisse de l effort en faveur de l éducation publique, quand on rapporte les dépenses totales d éducation au PIB : elles passèrent de 5 % en 1992 à 4 % en 1996. À partir de 1995, conscients du rôle du capital humain dans le développement durable, l accès à l éducation de base pour tous devient le credo officiel. En conséquence, l éducation de base absorbe alors la plus grande part des dépenses sociales prioritaires, un peu plus des quatre cinquièmes en moyenne entre 1995 et 1998. Un examen attentif du budget de l éducation nationale montre qu à l instar de l ensemble du secteur public, une prédominance des dépenses de personnel dans les dépenses récurrentes. Mais ce déséquilibre est encore plus marqué dans le système éducatif, puisque les salaires y représentent pour la période 78,5 % en moyenne contre 51,9 % dans le budget global de l État. Avec un peu plus de 68 milliards de FCFA de dépenses de personnel en 1996, le système éducatif absorbe ainsi à lui seul un peu moins de la moitié (près de 42 %) des salaires versés dans l ensemble du secteur public. Enfin, le resserrement des contraintes budgétaires est davantage de rigueur dans la phase d ajustement structurel renforcé en vigueur depuis 1994."(pg 3)
Note(s)
Topic
Type
Preprint
Date
2002-05
Identifier
ISBN
DOI
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