Loading...
Thumbnail Image
Publication

Justice de Dieu et expiation rédemptrice selon Jean Calvin

Blocher, Henri
Research Projects
Organizational Units
Journal Issue
Online Access
Abstract
Les avis peuvent diverger quelque peu sur la méthode calvinienne, mais une chose est sûre, et nul expert n’y contredira : la doctrine de Calvin n’a rien à voir avec un système déductif, où tout se tire more geometrico de deux ou trois propositions, axiomes, définitions ou théorèmes fondateurs. A telle procédure, Calvin est peut-être plus étranger qu’aucun autre des grands noms de l’histoire de la pensée. Il est d’abord un bibliste et un prédicateur. S’il s’efforce, certes, de l’exposer en bon ordre, il livre les fruits d’une exégèse exceptionnellement docile, voire ductile. Il serre le sens objectif du texte original de plus près que ne l’avait fait aucun commentateur avant lui. Il respecte les diversités scripturaires, y compris celles qui lui présentent des éléments difficiles à combiner rationnellement, à penser ensemble. Du coup, on a pu qualifier sa doctrine de complexio oppositorum, et, non sans hyperbole oratoire, Emile Doumergue pouvait écrire : « L’arc [d’une ogive], pour être l’arc, a besoin de deux poussées dites contraires, et la pensée de Calvin n’est la pensée de Calvin que grâce à ses contrariétés[1]. » Je parlerai volontiers de thèses complémentaires ou antagonistes, au sens où sont dits antagonistes (et complémentaires) les muscles qui nous permettent de bouger le bras ! Wilhelm Niesel évoque le modèle chalcédonien: Jésus-Christ est Dieu mais homme, en deux natures mais une seule personne[2]. On peut se rappeler le fameux « et pourtant », et tamen, du symbole Quicumque, dit d’Athanase
Note(s)
Topic
Type
Article
Date
2010
Identifier
ISBN
DOI
Copyright/License
Creative Commons Copyright (CC 2.5)
Embedded videos